Contexte

Intégration dans les opérations militaires des effets indirects prévisibles des dommages causés aux services d'approvisionnement en eau et de la pollution de l'eau douce sur les civils et l'environnement

Protection de l'eau pendant et après les conflits armés Note et commentaire
Rapport de l'atelier GASWAC, 26-27 novembre 2025, Genève
Les écosystèmes d’eau douce et les infrastructures associées constituent des biens de caractère civil fréquemment touchés par les opérations militaires. Leur protection n’est pas seulement une obligation juridique au titre du droit international humanitaire (DIH), mais aussi une question de prévoyance opérationnelle et d’atténuation des risques. Les infrastructures hydrauliques et les écosystèmes d'eau douce sont, en principe, protégés en tant qu'objets civils en vertu du DIH. Toutefois, les infrastructures hydrauliques peuvent devenir des objectifs militaires lorsqu'elles sont utilisées simultanément à des fins civiles et militaires ou qu'elles contribuent de manière effective à l'action militaire, notamment lorsqu'elles sont intégrées dans des systèmes de sécurité nationale.
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Million Dollar Point, matériel militaire américain abandonné sur la plage, à Luganville, Espiritu Santo, Vanuatu. ©Pvince73 sur Adobe Stock

Les 26 et 27 novembre 2025, le Geneva Water Hub, en partenariat avec le ministère des Affaires étrangères et européennes de Slovénie et avec le soutien de la Suisse, a organisé un atelier intitulé «Intégrer dans les opérations militaires les effets indirects prévisibles des dommages causés aux services d’approvisionnement en eau et de la pollution de l’eau douce sur les civils et l’environnement ».Cet événement a réuni des professionnels du secteur militaire ainsi que des représentants d’organisations internationales, d’ONG humanitaires et du monde universitaire. Au cours de ces deux journées intenses, les participants ont examiné des outils pratiques, des expériences opérationnelles et de nouvelles bonnes pratiques visant à renforcer l’intégration de l’analyse prédictive des dommages collatéraux causés aux services d’approvisionnement en eau et aux écosystèmes d’eau douce dans la planification et la prise de décision militaires.

L’atelier visait donc à établir un lien entre la doctrine juridique, les outils de planification pratiques et les réalités opérationnelles.
En permettant aux commandants, aux planificateurs et aux conseillers juridiques d’acquérir une compréhension plus globale des vulnérabilités des réseaux d’approvisionnement en eau et de leurs conséquences à long terme sur la population civile et l’environnement, les discussions avaient pour objectif d’améliorer la connaissance de la situation, d’éclairer les décisions relatives aux frappes et de garantir le respect du droit international humanitaire sans compromettre l’efficacité au combat.

Le Geneva Water Hub tient à remercier sincèrement tous les participants pour leur ouverture d’esprit, leur expertise et leurs contributions pertinentes à cet atelier. Leurs apports collectifs ont grandement enrichi les débats et le présent rapport, bien que les contributions individuelles ne soient pas attribuées, conformément à la règle de Chatham House.

Télécharger le rapport complet ci-dessous.