Lorsque l'eau est prise pour cible, la survie des civils est menacée
Dans les situations de conflit armé, la destruction ou la perturbation des services d'approvisionnement en eau est rarement fortuite. Elle agit comme un multiplicateur silencieux des dommages, aggravant les crises humanitaires, accélérant les déplacements de population et sapant la résilience des civils longtemps après la fin des hostilités.
Dans un article récemment publié dans la Revue internationale de la Croix-Rouge, Caroline Pellaton et Tadesse Kebebew ( Geneva Water Hub), en collaboration avec David Kaelin du Comité international de la Croix-Rouge, analysent comment le droit international humanitaire (DIH) est conçu pour protéger l'eau dans les conflits armés — et pourquoi il est devenu essentiel, pour la protection des civils et la responsabilisation, de documenter les effets à long terme et souvent invisibles de l'insécurité hydrique.
Cet article met en avant trois messages clés :
- L'eau n'est pas seulement une infrastructure, c'est une ressource vitale pour les civils, protégée par le droit international humanitaire.
- Les répercussions humanitaires et sociétales des perturbations liées à l'eau restent largement sous-documentées.
- Des données et des preuves solides sont essentielles à la prévention, à la protection et à la responsabilité juridique.
Pour le Geneva Water Hub, cette recherche s'inscrit directement dans le cadre de notre travail à la croisée des domaines de l'eau, de la paix et de la protection des civils. Les preuves ne sont pas purement théoriques : elles influencent les décisions politiques, éclairent l'action humanitaire et renforcent le respect du droit international.
📖 Lire l'article : https://www.cambridge.org/core/journals/international-review-of-the-red-cross
Comment les acteurs humanitaires, juridiques et du secteur de l'eau peuvent-ils renforcer la documentation — et la prévention — de ces impacts souvent invisibles ?